actions À VENIR PASSEES
St Sulpice La Pointe
Du 21 août 14:00 au 1er novembre 17:00
Projet Culture - Justice

En 2017, le Centre d’art Le LAIT et le Centre de Détention de Saint-Sulpice-la-Pointe s’associent dans un projet Culture-Justice, avec le soutien de la DRAC Occitanie et le Service Pénitenciaire de Probation et d’Insertion (SPIP) du Tarn. Le dispositif Culture/Justice permet de proposer un projet annuel cohérent par établissement en s’appuyant sur des opérateurs culturels locaux reconnus.

L’action s’est construite en plusieurs temps, médiation, visites au centre d’art et ateliers, à raison d’un par jour entre le 23 août et le 2 septembre ; avec l’accompagnement du coordinateur culturel du SPIP et de la responsable des publics du Centre d’art, autour du projet de l’artiste Laurent Pernel, Terre Tweet.

Le projet de Laurent Pernel tente de rapprocher histoires individuelles et collectives. Sur des tablettes en argile, il invite les personnes détenues à inscrire, écrire, graver un dessin, un message faisant sens pour eux. Une façon de réaliser son inscription dans le monde, d’affirmer sa singularité, de s’exprimer pour soi, dans un projet commun. Ces tablettes seront ensuite présentées ultérieurement au sein du centre de détention et, à l’extérieur, chez un des partenaires publics des services pénitentiaires.

Le centre de détention de Saint-Sulpice-la-Pointe accueille des personnes majeures condamnées dont le reliquat de peine est inférieur à 3 ans. À ce titre, il a un régime de détention principalement orienté vers la resocialisation des détenus. Construit en lieu et place de l’ancien camp des Pescayres qui servit de camp de déportés jusqu’en août 1944, le site présente un fort intérêt historique, notamment pour avoir reçu Boris Taslitzky et ses fresques monumentales d’inspiration communiste en hommage à la liberté.

En plus d’amener les participants à réfléchir à leur environnement, à la trace et à la mémoire du lieu, cet atelier estival permet aux personnes détenues de mener une pratique artistique originale et de se retrouver dans une dynamique de travail et d’échange collectifs.

Laurent Pernel