événements À VENIR PASSEES
© Photo Valérie Tortolero
© Photo Julia Foster
Albi, 28 rue Rochegude
Jeudi 7 novembre 18:30-21:00
Musiques buissonnières et concert de Seabuckthorn
Avec Thomas Boudineau et Antoine Marchand

Un rendez-vous musical d’écoute et de partage avec Thomas Boudineau

Musiques buissonnières
Avec Thomas Boudineau aka Le Flegmatic et Antoine Marchand, directeur du Centre d’art.

Une playlist en écho à l’exposition 52 semaines d’oisiveté d’Alan Schmalz, un moment d’écoute, de partage et d’évasion.

Jeudi 7 novembre à 18h30
Entrée libre

Suivi de :
Concert de Seabuckthorn à 19h45

… une musique sans parole, portée par des guitares à 6 ou 12 cordes qui déversent une pluie de notes, d’harmoniques, de résonances et de tapis de cordes. Cédric Rouquette, SLATE

https://lacordillere.com/seabuckthorn/
Tarif : 5 euros
Buvette et petite restauration sur place

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« Of Disappearance, Near Translucent, I Could See the Smoke…
Il est souvent question d’effacement, de transparence, de vapeurs et de fumées dans les titres des pièces instrumentales d’Andy Cartwright, alias Seabuckthorn. Il faut dire que, pour ce guitariste anglais aussi discret qu’essentiel, ces images ont presque valeur de manifestes : voilà un homme qui n’utilise pas la musique pour mettre son ego en avant… Avec la patience du poète, il semble au contraire s’appliquer à le dissoudre, le gommer, le ramener à l’état de trace ou de fantôme dans des formes sensibles, des paysages imaginaires, des espaces sonores littéralement inouïs : tout un théâtre d’ombres où seuls le rêve et l’invention seraient au pouvoir. Pour y parvenir, Cartwright exploite toutes les ressources de la guitare acoustique à 12 cordes et de la guitare à résonateur, dont il prolonge ou aiguise les échos avec des effets, un archet, des percussions … Autant d’outils idoines pour ce virtuose du clair-obscur, ce maître de l’entre-deux, toujours à mi-chemin du tellurique et de l’aérien, de la mélodie et du bourdon, du figuratif et de l’abstrait. Cette manière de se faufiler entre les lignes lui permet aussi de brouiller bien des pistes spatio-temporelles : comme d’autres guitaristes visionnaires (Robbie Basho, Jack Rose, Ben Chasny…), Seabuckthorn n’aime rien tant qu’éclairer les chemins secrets, les passages dérobés reliant les époques et les genres. Aussi minimaliste soit-il, son dispositif lui permet de voir grand et loin : entre ses mains semblent se retrouver et s’enlacer l’école du luth baroque, le Delta blues, l’American primitive guitar, la musique ambient… L’une des pièces de Turns, son dernier album, s’intitule Occurring Waters : cette image d’eau qui sourd des profondeurs et finit par jaillir colle parfaitement à la nature de son esthétique. Tout en puisant dans les temps anciens, la musique d’Andy Cartwright divulgue sans cesse de nouveaux points d’origine, où l’auditeur peut se baigner comme dans une onde de jouvence. »
Un texte de Richard Robert (Nuits de Fourvière) pour les Tombées de la Nuit 2017 (Rennes)