expositions EN COURS À VENIR PASSEES
© Daniel Buren \"Photo Souvenir\"
© Phoebe Meyer
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Daniel Buren
A CONTRE-COURANT travaux in situ et en mouvement
du samedi 21 juin 2008 au vendredi 31 octobre 2008

Commissariat : Jackie-Ruth Meyer

Daniel Buren crée une œuvre pour le site des Moulins Albigeois, à Albi, et invite deux artis­tes, Athina Ioannou et Antonello Curcio, à l’Hôtel de Viviès, à Castres.

Daniel Buren a défini dès 1966 son voca­bu­laire artis­ti­que, les bandes ver­ti­ca­les alter­nées blan­ches et colo­rées de 8,7 cm, « outil visuel » ou « ins­tru­ment pour voir ».
Issu de la fabri­ca­tion indus­trielle, ce signe cor­res­pond à un choix de bana­lité et d’imper­son­na­lité, en oppo­si­tion à la pein­ture domi­nante en France de cette période, aca­dé­mi­que et lyri­que. Daniel Buren élabore le concept de tra­vail « in situ », lié inti­me­ment au lieu de pro­duc­tion et de pré­sen­ta­tion de l’œuvre. Ceci lui permet de déve­lop­per ce signe unique en une infi­nité de formes et de passer de la pein­ture au volume ainsi que des lieux réser­vés à l’art à tous les espa­ces et tous les sup­ports. Simultanément il s’affran­chit des cadres impo­sés à la pein­ture, à sa pro­duc­tion, à son expo­si­tion, à son marché et il cons­truit un dis­cours et une pra­ti­que cri­ti­que des dimen­sions cultu­rel­les, socia­les et poli­ti­ques du monde de l’art.

Dans les années 80 il accen­tue ses rela­tions à l’archi­tec­ture par des dis­po­si­tifs de plus en plus com­plexes. A cette même période com­mence la réa­li­sa­tion d’impor­tan­tes com­man­des publi­ques dont les Deux Plateaux dans la cour d’hon­neur du Palais Royal à Paris. En 1986 il obtient sa pre­mière grande dis­tinc­tion inter­na­tio­nale : le Lyon d’or de la Biennale de Venise. Depuis, sa car­rière est mon­diale et les com­man­des et dis­tinc­tions sont innom­bra­bles, la der­nière en date est le Praemium Imperiale, reçu à Tokyo en 2007, qui est consi­déré comme l’équivalent du prix Nobel pour les arts plas­ti­ques.

Daniel Buren pro­pose, aux Moulins Albigeois, un dis­po­si­tif aqua­ti­que, rythmé par des jeux d’eau, les appli­ca­tions de ses fameu­ses bandes et par l’enfi­lade des salles d’expo­si­tions dont les éléments de l’œuvre sui­vent le tracé. C’est un ser­pen­tin de rigo­les, de bas­sins et de fon­tai­nes : l’eau cir­cule entre les salles par des gout­tiè­res trans­pa­ren­tes, en poly­car­bo­nate. A quel­ques endroits judi­cieu­se­ment choi­sis, l’eau « saute » comme d’une cas­cade : une gout­tière se déverse dans la sui­vante avec une inter­rup­tion sou­daine.

Des fon­tai­nes appa­rais­sent, jets d’eau sur de larges pla­ques de plexi­glas colo­rées qui obtu­rent les arca­des des salles ouver­tes sur le pay­sage exté­rieur et cap­tent la lumière natu­relle. Le chemin de l’eau suit la dis­po­si­tion des salles, des­cen­dant petit à petit jusqu’à sa chute finale dans le tunnel de la der­nière salle, qui parait s’ouvrir sur des pers­pec­ti­ves archi­tec­tu­ra­les inac­ces­si­bles et sans fin. Cette der­nière fon­taine, dans le tunnel, est faite de lumière par le jeu des fibres opti­ques, inté­grées dans la partie immer­gée qui recueille les sour­ces inté­rieu­res du lieu.

Vernissage ven­dredi 20 juin à 18h aux Moulins Albigeois

autour de l'exposition

partenaires

Exposition en partenariat avec les Soieries Brochier Lyon et l’École des Mines d’Albi-Carmaux.