expositions EN COURS À VENIR PASSEES
Christelle Familiari
Flasque (2)
du mercredi 2 avril 2008 au dimanche 25 mai 2008

Hôtel de Viviès, Castres

Commissariat : Jackie-Ruth Meyer

Coproduction Centre d’art contem­po­rain La Criée, Rennes, Centre d’art le LAIT

L’œuvre de Christelle Familiari, sen­si­ble et dis­crète, ques­tionne le lien intime qui se tisse dans la cons­truc­tion de soi et dans la rela­tion à l’autre. « Elle pro­duit des vidéos, actions, ins­tal­la­tions, pho­to­gra­phies indui­sant dif­fé­ren­tes per­cep­tions et repré­sen­ta­tions de l’espace, du corps, du lien ou de la matière »*. Ses recher­ches inves­tis­sent désor­mais le champ de la sculp­ture.

A la suite de l’expo­si­tion pré­sen­tée au centre d’art contem­po­rain la Criée à Rennes, Christelle Familiari pré­sente à l’hôtel de Viviès une ving­taine de sculp­tu­res en céra­mi­que, inti­tu­lées Flasques : « des formes abs­trai­tes ayant l’appa­rence trom­peuse de formes molles »*. Cette série, réa­li­sée en 2007 dans les ate­liers du CRAFT (Centre de Recherche des Arts du Feu et de la Terre) à Limoges, est née du tra­vail de la matière et de sa mise en échec. En uti­li­sant la tech­ni­que du colom­bin, l’artiste recher­che et encou­rage les sur­poids de terre géné­rés par ce pro­cédé jusqu’à induire un affais­se­ment.

« Les Flasques tra­dui­sent ainsi le mou­ve­ment de la céra­mi­que, l’épuisement de la forme sous son propre poids, et dans le même élan le geste de l’artiste appa­raît comme un état, celui de l’aban­don de soi à tra­vers l’aban­don de la forme elle-même. »* Pour le LAIT, les Flasques seront ins­tal­lées sur des plan­ches à rou­let­tes, socles mou­vants adap­tés à ces pièces fra­gi­les, à l’opposé de l’auto­no­mie arro­gante de la sculp­ture érigée.
Seront expo­sés également les Volumes en fil de fer blanc, modu­les réa­li­sés par l’artiste, sorte de ronds entre­la­cés, qui atta­chés entre eux for­ment des struc­tu­res plus ou moins denses.

Enfin, une pro­jec­tion de vidéos, réa­li­sées lors de son expo­si­tion au Parvis – Tarbes, com­plète la pré­sen­ta­tion : il s’agit de séquen­ces de chutes, où le corps s’écroule, s’enfonce dans le sol, réa­li­sées par deux jeunes acro­ba­tes et dan­seurs hip-hop à l’aide d’un seul acces­soire : une jupe boli­vienne. Elle intro­duit ici le pas­sage de la per­for­mance à la sculp­ture.

*extraits du com­mu­ni­qué de presse, Flasque (s), La Criée, Rennes 2008

ressources

CP C. Familiari, 197.4 ko

dossier pedagogique, 1.4 Mo

DP C. Familliari, 1.5 Mo

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