expositions EN COURS À VENIR PASSEES
© Laurent Perbos
© Laurent Perbos
Laurent Perbos
Atone +
du vendredi 20 octobre 2006 au mercredi 22 novembre 2006

Pôle d’art contem­po­rain Ac.C, Cité sco­laire Bellevue

Commissariat : Jackie-Ruth Meyer

Laurent Perbos cher­che à faire irrup­tion dans un ordi­naire par­fois trop quel­conque et uti­lise pour cela le détour­ne­ment et le déca­lage comme sys­tème de tra­vail dans un esprit de suren­chère cons­tante et de cri­ti­que joyeuse.

Jusqu’à pré­sent, il a opéré dans des champs très divers qui tou­chent aux acti­vi­tés socia­les de masse et de diver­tis­se­ment, même si son domaine de pré­di­lec­tion res­tait sans conteste le sport. Spécialiste du jeu stu­pide, ama­teur de records idiots et can­di­dat à la gloire, Laurent Perbos reven­di­que tout cela haut et fort. En effet, il a à son actif quel­ques records du monde dans des acti­vi­tés vier­ges de toute concur­rence : le plus grand nombre de petits pois mis côte à côte (551980), les plus grand nombre de bon­nets enfi­lés sur la tête (51), réa­li­sa­tion du plus long ballon de foot du monde (220 cm) etc…

L’expo­si­tion « Atone+ » marque un tour­nant dans la pra­ti­que de Laurent Perbos. En effet, la notion d’objet, si forte dans les ancien­nes pièces, dis­pa­raît. Le spec­ta­teur se trouve désor­mais dans une zone de flot­te­ment. Il est dans une zone dite « atone », sans toni­cité, dans laquelle le réfé­rent ini­tial a dis­paru. Les œuvres n’ont plus de titre. Seul un indice nous met sur la voie : sta­lac­pain­ting et topo­gra­phie.

L’absence de titre laisse la pos­si­bi­lité au spec­ta­teur de tout ima­gi­ner ou pres­que. Elle permet d’envi­sa­ger une per­cep­tion plus abs­traite de l’œuvre. Pour autant, l’artiste explore encore d’anciens pro­ces­sus for­mels…

Laurent Perbos pré­sente des pièces pro­dui­tes durant la rési­dence :
"car en sac" (Plâtre, résine poly­es­ter, pein­ture aéro­sol)
c’est l’œuvre qui illus­tre le mieux cette dis­pa­ri­tion pro­gres­sive de la réfé­rence à l’objet.

"sans titre" (pein­tu­res) (châs­sis, toile, papier recy­clé)
émane d’une réflexion autour des méca­nis­mes qui explo­rent la pein­ture.
"sans titre" (topo­gra­phie).
l’artiste s’est pro­jeté men­ta­le­ment en face d’un vallon. Il en résulte un espace de 4m de long sur 4m de large et d’une hau­teur de 1,70m. Bien plus qu’une simple maquette, il s’agit d’un espace déplacé que le spec­ta­teur a à hau­teur des yeux lors de sa déam­bu­la­tion dans l’expo­si­tion.

"M&M’S", plâtre, pein­ture gly­céro
« Inventorier les formes de rela­tions entre l’œuvre et le spec­ta­teur me semble pri­mor­dial. Mes tra­vaux sont des espa­ces ludi­ques, qui ne fonc­tion­nent que s’il y a une inte­rac­ti­vité avec le spec­ta­teur. »

ressources

CP LAurent Perbos, 175.3 ko

autour de l'exposition

partenaires