expositions EN COURS À VENIR PASSEES
© Laurent Pernel
© Jordi Colomer
© Marc Boyer
© Marc Boyer
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© Marc Boyer
© Marc Boyer
© Marc Boyer
© Marc Boyer
© Marc Boyer
© Marc Boyer
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© Sebastien Taillefer
© Marc Boyer
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© Marc Boyer
Exposition collective
Anatopies, les lieux décalés
du lundi 17 juillet 2006 au dimanche 29 octobre 2006

Benoît Broisat Jordi Colomer Laurent Pernel Santiago Reyes Sébastien Taillefer

Les Moulins Albigeois, Albi et l’Hôtel de Viviès, Castres

Commissariat : Jackie-Ruth Meyer

L’expo­si­tion Anatopies – les lieux déca­lés, mise en place dans deux espa­ces, l’un, un hôtel bour­geois du XVIIe siècle, à Castres, l’autre, des mou­lins du XIIe siècle, à Albi, est cons­ti­tuée de deux par­ties : une mono­gra­phie de Jordi Colomer et une expo­si­tion de quatre jeunes artis­tes, Benoît Broisat, Laurent Pernel, Santiago Reyes et Sébastien Taillefer.

Elle pré­sente des œuvres issues d’une appro­che des lieux urbains, des archi­tec­tu­res, des modes de vie et de pensée, dont la réa­lité est conta­mi­née par la fic­tion, l’utopie, l’usage quo­ti­dien, la dimen­sion du récit, le dépla­ce­ment ou la super­po­si­tion des points de vue, le déca­lage spa­tial ou tem­po­rel. Les contex­tes archi­tec­tu­raux, la simul­ta­néité des deux modes de pré­sen­ta­tion des œuvres et leur mise en scène contri­buent à l’écart spa­tial et tem­po­rel qui permet le jeu entre alté­rité et proxi­mité, objec­ti­vité et sub­jec­ti­vité, inti­mité et exté­rio­rité, dia­lo­gue et rup­ture. Anatopies, les lieux déca­lés, ou com­ment les visions indi­vi­duel­les inner­vent la per­cep­tion des villes.

Au Moulins Albigeois :

Benoît Broisat
Pour l’expo­si­tion Anatopies, Benoît Broisat pro­pose au spec­ta­teur une immer­sion dans un petit monde inté­rieur. Il pour­suit l’explo­ra­tion des Imaginary Landscapes (Paysages Imaginaires) : des­des­sins tracés au crayon noir puis agran­dis sur du papier peint sté­réo­sco­pi­que recou­vri­ront les mursde l’espace d’expo­si­tion comme autant d’évocations d’espa­ces ima­gi­nai­res et d’invi­ta­tions à larê­ve­rie.

Laurent Pernel
« J’hybride »
Le tra­vail de Laurent Pernel s’appuie sur l’obser­va­tion du fait urbain, par le biais de son infra­struc­ture et de l’archi­tec­ture. Pour cette invi­ta­tion aux Moulins Albigeois, il pro­pose un tra­vail contex­tuel, jouant de la per­cep­tion et de l’ima­gi­na­tion. Comme il aime le dire, Laurent Pernel est issu d’une famille de marins et désire depuis quel­ques années tra­vailler sur l’uni­vers mari­time : un monde riche de légen­des, d’his­toi­res et sur­tout de bateaux incroya­bles et fas­ci­nants. Pour cette expo­si­tion, l’artiste s’est inté­ressé aux tan­kers et super­tan­kers ali­men­tant nos socié­tés en fret et a ren­contré l’his­toire du célè­bre navi­ga­teur albi­geois Jean-François Lapérouse… Le projet « J’hybride » pré­senté aux Moulins Albigeois naît de jeux de mots, de contrac­tions tex­tuel­les, d’emprunts à dif­fé­rents contex­tes et pro­pose un croi­se­ment de formes plas­ti­ques variées, hybri­des : pro­duc­tions créant un « télé­sco­page formel et tem­po­rel ». Un pétro­lier affu­blé des trois mâts d’une goé­lette du XVIIIe siècle, une vidéo nous montre un per­son­nage énigmatique, en pleine errance, le long de la grève, ou jamais très loin de la mer. Enfin, un bateau – cathé­drale inti­tulé « Supertanker Sainte-Cécile » amarré à une pile du pont neuf, en face du centre d’art : un hybride pur puisqu’il marie le tanker et la tour de la cathé­drale d’Albi. Cette même cathé­drale monu­ment « phare » de la ville dont beau­coup disent qu’elle est comme un « navire en attente ».

Sébastien Taillefer
Western et rock’n’roll
Sébastien Taillefer pour­suit ici sa réflexion sur la ville et plus par­ti­cu­liè­re­ment sur ce qui la cons­ti­tue. L’artiste se penche ici sur deux récits popu­lai­res fon­da­teurs majeurs du XXème siècle, culti­vant l’image du héros et du modèle mas­cu­lin : le Western et le Rock’n’roll. Ces deux réper­toi­res sont mis en scène dans deux ate­liers qui devien­nent aussi des décors avec, comme objec­tif, de pro­duire une forme qui rende compte de leur mise en ten­sion. Installation inte­rac­tive ? Les spec­ta­teurs seront vive­ment invi­tés à par­ti­ci­per aux deux ins­tal­la­tions, à les revi­si­ter en se ser­vant d’indi­ca­tions évasives, à l’image des tabla­tu­res musi­ca­les, lais­sées par l’artiste sur des feuilles blan­ches pour faci­li­ter un nou­veau tra­vail de post-pro­duc­tion qui dépas­sera le temps d’expo­si­tion.

Santiago Reyes
« Natures mortes » et « Still Life » s’ins­cri­vent dans la conti­nuité de « per­for­man­ces life contre un mur » réa­li­sées en 2005 à la gale­rie Site Odéon 5 Paris. La vidéo « Still life » res­ti­tue la pré­sence rési­duelle d’un pas­sage à l’acte. Elle montre l’ombre d’un corps dan­sant pro­je­tée en taille réelle à partir de l’anti­cham­bre d’une action réa­li­sée en privé. « Natures mortes » est cons­ti­tuée de sept pré­sen­toirs hori­zon­taux en verre à l’inté­rieur des­quels sont expo­sés des des­sins réa­li­sés lors du tour­nage de « Still Life ». Chaque dessin est le contour de l’ombre d’un corps dan­sant. Le dessin devient un objet, un indice d’une chan­son qui parle de la vie. Un projet paral­lèle autour du thème de la vanité est en cours avec la col­la­bo­ra­tion de l’Université Paul Sabatier à Toulouse. Une expo­si­tion y aura lieu en sep­tem­bre, repre­nant des éléments du projet réa­lisé aux Moulins Albigeois. Santiago Reyes réa­li­sera une per­for­mance et une confé­rence en octo­bre, au sein de l’Université.

A l’Hôtel de Viviès :

Jordi Colomer
Le tra­vail de Jordi Colomer s’épanouit pour beau­coup dans les pro­duc­tions de vidéos. L’œuvre de cet artiste espa­gnol, archi­tecte de for­ma­tion, reven­di­que d’être une œuvre de sculp­ture, y com­pris dans ses vidéos. Parmi les pro­blé­ma­ti­ques qu’il déve­loppe depuis vingt ans figu­rent, comme en étendard, la ques­tion de la repré­sen­ta­tion et le rap­port entre l’archi­tec­ture et son image : l’artiste incite à regar­der la ville comme un ensem­ble en per­pé­tuelle évolution et non comme un plan figé. La force de l’œuvre de Jordi Colomer vient de ce qu’elle traite du réel en pre­nant comme forme la fic­tion. Une fic­tion à partir de laquelle tout devient pos­si­ble. Pour l’Hôtel de Viviès, Jordi Colomer pré­sente plu­sieurs pièces dont un film réa­lisé à La Havane CINECITO, (La Habana). Une ins­tal­la­tion faites de quatre pro­jec­tions. Des plans fixes sur une ving­taine de ciné­mas de La Havane lais­sent appa­raî­tre un patri­moine unique au monde et cap­tent par la même occa­sion des peti­tes his­toi­res en tous genres, atten­ti­ves au quo­ti­dien dans ce qu’il porte d’indi­ca­tion socio­lo­gi­ques, psy­cho­lo­gi­ques et phi­lo­so­phi­ques, mais aussi dans ses déra­pa­ges, ses incongrui­tés ou ses évidences trop oubliées…Ce film sera pré­senté, pour la pre­mière fois, à Castres.

Autres œuvres pré­sen­tées :
Les villes, 2002
No Future, 2006 (pro­duite pour la Biennale d’art contem­po­rain du Havre)
Un crime, 2004
Production d’œuvres : Benoît Broisat, Jordi Colomer Laurent Pernel, Santiago Reyes, Sébastien Taillefer,

ressources

CP Anatopies, 361.3 ko

DP Anatopies, 842.8 ko

autour de l'exposition