expositions EN COURS À VENIR PASSEES
© Vladimir Logutov / photo Phoebe Meyer
© Simon Faithfull / photo Phoebe Meyer
© Peter Downsbrough / photo Phoebe Meyer
© Marie-Ange Guilleminot / photo Phoebe Meyer
© Marcelline Delbecq / photo Phoebe Meyer
© Jesper Just / photo Phoebe Meyer
© Jeremy Laffon / photo Phoebe Meyer
© Jean-Pascal Flavien / photo Phoebe Meyer
© Jean-Christophe Norman
© Pia Ronicke / photo Phoebe Meyer
© Clemens von Wedemeyer / photo Phoebe Meyer
© Jonas Dalhberg / photo Phoebe Meyer
© Gianni Motti / photo Phoebe Meyer
Exposition collective
Horizons persistants
Du 24 mars au 17 juin 2012

Benoit Broisat / Jonas Dahlberg / Marcelline Delbecq / Peter Downsbrough / Simon Faithfull / Jean-Pascal Flavien / Marie-Ange Guilleminot / Jesper Just / Jérémy Laffon / Vladimir Logutov / Gianni Motti / Jean-Christophe Norman / Pia Ronicke / Clemens von Wedemeyer

"Horizons per­sis­tants" livre les visions cri­ti­ques et poé­ti­ques, par qua­torze artis­tes, d’archi­tec­tu­res, de quar­tiers urbains et d’espa­ces natu­rels. L’archi­tec­ture, et l’envi­ron­ne­ment qu’elle crée, cons­ti­tuent le cadre de nos vies, la matrice où se for­gent nos com­por­te­ments, nos rela­tions aux autres, nos repré­sen­ta­tions men­ta­les, col­lec­ti­ves et sub­jec­ti­ves.

Les zones d’habi­ta­tion, les routes, les lieux d’acti­vi­tés, le pay­sage sont perçus comme un corps vivant où pulse le poli­ti­que, le poé­ti­que et l’ima­gi­naire. Les artis­tes pro­po­sent une expé­rience de mobi­lité et de poro­sité entre les lieux exté­rieurs et les mondes inté­rieurs. Ils ouvrent des che­mins de tra­ver­ses et des espa­ces de cir­cu­la­tion cons­ciente dans l’hori­zon de l’archi­tec­ture.

L’archi­tec­ture est le cadre par excel­lence de nos vies et de notre repré­sen­ta­tion du monde. Elle influence notre vie quo­ti­dienne, nos modes de com­por­te­ment, reflète et ordonne notre orga­ni­sa­tion sociale ; elle incarne des idéo­lo­gies ainsi que la dis­tri­bu­tion de pou­voirs passés et pré­sents. Elle forme les espa­ces qui déter­mi­nent les mou­ve­ments du corps, qui cons­trui­sent l’ima­gi­naire social et la mémoire sub­jec­tive.

L’archi­tec­ture agence notre expé­rience de l’espace et les formes de la trans­mis­sion cultu­relle. Elle influence notre per­cep­tion de nous mêmes, notre façon de com­pren­dre le monde exté­rieur ; elle crée le cadre de nos échanges. Elle unifie ou divise les caté­go­ries socia­les, qua­li­fie les acti­vi­tés, déli­mite espace privé et espace public, règle des caden­ces, ins­taure des flux, cons­truit la durée. Elle révèle les cou­ches tem­po­rel­les, raconte l’Histoire, et se nour­rit de récits. Elle des­sine l’espace des uto­pies et des nos­tal­gies, sou­li­gne les déca­la­ges entre passé et pré­sent, incarne les visions de l’avenir et le réel qui les a ren­dues péren­nes ou obso­lè­tes.

Aujourd’hui elle est le sup­port et l’expres­sion d’un monde ration­nel, rapide et fonc­tion­nel, avec une esthé­ti­que d’influence com­mer­ciale, à l’image de l’ère indus­trielle ini­tiée au XXIème siècle. Elle affi­che la domi­na­tion de valeurs économiques au détri­ment de la dimen­sion rela­tion­nelle, écologique et éthique. En ce début du XXIème siècle de nou­vel­les orien­ta­tions appa­rais­sent, sous l’appel­la­tion de slow archi­tec­ture, slow cities, ou de bionic, etc... Celles ci asso­cient une appro­che écologique et orga­ni­que du ter­ri­toire, consi­déré dans son contexte local avec une cons­cience glo­bale, à la recher­che de nou­vel­les façons d’être au monde, de ren­contrer l’autre, de penser l’avenir, tout en inves­tis­sant les com­pé­ten­ces tech­no­lo­gi­ques les plus avan­cées.

Les artis­tes invi­tés res­ti­tuent ces ten­sions entre désir d’har­mo­nie avec la nature, de trans­for­ma­tion de l’espace vital, de néces­sité poé­ti­que, et réa­lité cons­truite des habi­ta­tions, des quar­tiers, des espa­ces natu­rels stan­dar­di­sés, à l’image d’une idéo­lo­gie dépas­sée mais tou­jours active. Ils évoquent l’impact de ces espa­ces sur la cons­truc­tion des images men­ta­les.

L’ expo­si­tion est entiè­re­ment cons­ti­tuée de pro­jec­tions vidéos, ras­sem­blant des œuvres sélec­tion­nées dans des col­lec­tions publi­ques fran­çai­ses, mises en scène dans l’ espace très sin­gu­lier des Moulins. Elle n’est pas linéaire, elle n’expli­cite pas un thème, au contraire, en réso­nance avec la cri­ti­ques sous sous-jacente et la dimen­sion poé­ti­que des œuvres, elle intro­duit du jeu dans le propos. Elle jux­ta­pose et fait dia­lo­guer des œuvres de façon à faire cir­cu­ler le sens, intro­duire la sub­jec­ti­vité et des che­mins de tra­verse. Elle fait flot­ter le thème, pour le dyna­mi­ser et favo­ri­ser un par­cours sub­jec­tif . A l’instar des œuvres pré­sen­tées, elle invite à la len­teur, comme pos­si­bi­lité d’échappatoire à la vitesse deve­nue alié­nante, pour lais­ser le sens remon­ter à la sur­face.

Le visuel de l’expo­si­tion est une photo de Pierre-Jean Grattenois, gra­phiste et pho­to­gra­phe, prise de l’autre côté du point d’impact de la bombe à Nagasaki.

Jackie-Ruth Meyer, com­mis­saire de l’expo­si­tion

Vernissage le ven­dredi 23 mars à 19h aux Moulins Albigeois

à 18h30 :
Concert autour de Iannis Xenakis dans le cadre des Journées Electriques 2012 : Nomos Alpha par Alain Simonou (vio­lon­celle) et dif­fu­sion de Diamorphoses et Concret PH
En par­te­na­riat avec le GMEA – Centre National de Création Musicale d’Albi-Tarn

partenaires

En partenariat avec GMEA - Centre national de création musicale d’Albi-Tarn, FRAC Bretagne, FRAC Champagne-Ardenne, FRAC Alsace, Musée départemental d’art contemporain de Rochechouart, FRAC Bourgogne, mac Lyon