expositions EN COURS À VENIR PASSEES
© Jeremiah Day and Sebastian Bodirsky. Photo Phœbé Meyer
© Jeremiah Day. Photo Phœbé Meyer
© Jeremiah Day. Photo Phœbé Meyer
© Jeremiah Day. Photo Phœbé Meyer
© Jeremiah Day. Photo Phœbé Meyer
Jeremiah Day - "Si c’est pour les gens, ça doit être beau", dit-elle
Du 3 octobre 2020 au 10 janvier 2021

Le centre d’art rou­vrira ses portes le 15 décem­bre 2020 et sera ouvert durant les vacan­ces sco­lai­res (sauf jours fériés).

Artiste amé­­ri­­cain ins­­tallé à Berlin, Jeremiah Day réexa­­mine dans son tra­­vail les luttes poli­­ti­­ques et conflits récents, en révé­­lant leurs contex­­tes et traces sub­­jec­­ti­­ves. Pour ce faire, il a déve­­loppé une forme nar­­ra­­tive dans laquelle les réa­­li­­tés per­­son­­nelle et poli­­ti­­que s’entre­­mê­­lent, offrant ainsi une vision toute per­­son­­nelle de ces moments d’his­­toire par­­fois oubliés.

La sin­­gu­­la­­rité de sa démar­­che réside dans une appro­­che trans­­ver­­sale. Élève et col­­la­­bo­­ra­­teur régu­­lier de Simone Forti, l’une des pion­­niè­­res de la Post-Modern Dance, il a fait de la per­­for­­mance une pra­­ti­­que désor­­mais cen­­trale et struc­­tu­­rante. Depuis 2014, Jeremiah Day a en effet pré­­senté de nom­­breu­­ses per­­for­­man­­ces, qui com­­bi­­nent mou­­ve­­ment, impro­­vi­­sa­­tion, pho­­to­­gra­­phie et spoken word, afin d’abor­­der des sujets his­­to­­ri­­ques et poli­­ti­­ques uni­­ver­­sels, mais dans une pers­­pec­­tive intime et incar­­née.

Avec l’expo­­si­­tion « Si c’est pour les gens, ça doit être beau », dit-elle, Jeremiah Day sou­­haite pour­­sui­­vre et appro­­fon­­dir les réflexions enga­­gées dans ce tra­­vail de per­­for­­mance récent et explo­­rer une série d’événements sociaux, poli­­ti­­ques ou cli­­ma­­ti­­ques qui sou­­lè­­vent tous la même ques­­tion : de quelle manière par­­ve­­nir à un enga­­ge­­ment citoyen posi­­tif, en faveur du bien commun ? Avec ce projet, Jeremiah Day fait de l’art la base d’une intense réflexion sur la société civile, alors même que cette der­­nière semble plus divi­­sée que jamais.

Quel est la culture d’une démo­­cra­­tie mul­­tie­th­­ni­­que ? Qui sont « les gens » et com­­ment décri­­vent-ils, réflé­­chis­­sent-ils, com­­mé­­mo­­rent-ils et spé­­cu­­lent-ils sur leur situa­­tion et ce qui devrait être modi­­fié ou régi dif­­fé­­rem­­ment ? Les images et les mots (ou expo­­si­­tions et per­­for­­man­­ces) ont-ils quel­­que chose à appor­­ter à ces dis­­cus­­sions ? Autant de ques­­tions sou­­le­­vées par Jeremiah Day, dont le projet – débuté en début d’année à la Badischer Kunstverein (Karlsruhe) et anté­­rieur à la crise sani­­taire due au coro­­na­­vi­­rus et aux événements liés à l’assas­­si­­nat de George Floyd à Minneapolis – prend un tout autre sens aujourd’hui.

L’expo­­si­­tion à Albi réu­­nit un ensem­­ble d’œuvres récem­­ment pro­­dui­­tes, qui toutes évoquent des ras­­sem­­ble­­ments citoyens emblé­­ma­­ti­­ques et les pay­­sa­­ges contes­­tés dans les­­quels ils se dérou­­lent. L’appro­­che cho­­ré­­gra­­phi­­que et située de Jeremiah Day permet de mettre en lumière les expul­­sions et la perte d’espa­­ces auto-gérés à Berlin, ou l’émigration des îles Basket en Irlande à Springfield. Deux exem­­ples qui révè­­lent notre monde tel un puzzle hérité, un work in pro­­gress dans lequel notre rôle est encore incer­­tain, et nos capa­­ci­­tés pas encore clai­­re­­ment défi­­nies. Qu’il s’agisse du mou­­ve­­ment des droits civi­­ques en Alabama en 1965 ou des récen­­tes grèves étudiantes pour le climat por­­tées par le mou­­ve­­ment « Fridays For Future », chacun de ces événements a relayé et ampli­­fié le mes­­sage de citoyens dési­­reux de modi­­fier le cours de l’Histoire et de se défen­­dre contre l’injus­­tice.

Une pro­duc­tion iné­dite vient com­plé­ter cet ensem­ble, évocation des événements liés au projet de cons­truc­tion d’un bar­rage à Sivens.

Télécharger l’inter­view de Jeremiah Day et Antoine Marchand par Paul Keller, Radio Albiges : émission Atout Tarn du 2 octo­bre 2020

Jeremiah Day (né en 1974 à Plymouth (USA) vit et tra­vaille à Berlin. Il a étudié à UCLA (University of California in Los Angeles). Son tra­vail et ses per­for­man­ces ont été pré­sen­tées dans de nom­breu­ses ins­ti­tu­tions à tra­vers le monde, telles que la Badischer Kunstverein, Karlsruhe (2020) ; le M Museum, Louvain (2019) ; la Neuer Berliner Kunstverein, Berlin (2018) ; la Kunsthalle Wien, Vienne (2018) ; BAK, Utrecht (2017) ; le Musée d’Art Moderne de Varsovie (2016) ; CCA, Glasgow (2015) ; le MAXXI, Rome (2015) ; la Biennale de Liverpool (2014) ; Arnolfini, Bristol (2014) ; le Santa Monica Museum of Art (2014) ou le Centre George Pompidou, Paris (2014).
Il est repré­senté par les gale­ries Arcade (Londres) et Ellen de Bruijne Projects (Amsterdam).

Une publi­ca­tion, desi­gnée par Will Holder et dis­tri­buée par les pres­ses du réel, sera éditée à la fin du cycle d’expo­si­tions.

En écho à l’expo­si­tion, un événement dédié à la per­for­mance, inti­tulé The Opposite of Fatalism, est orga­nisé dans les locaux du centre d’art le samedi 26 sep­tem­bre 2020. Il réunit notam­ment Jeremiah Day, Claire Filmon, Adrian Schindler et Chicks On Speed.

partenaires

Avec le soutien de l’IFA, Institut für Auslandsbeziehungen.

Cette exposition est le fruit d’une collaboration avec la Badischer Kunstverein (Karlsruhe), le musée M (Louvain) et la Villa Romana (Florence).