expositions EN COURS À VENIR PASSEES
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© Phoebe Meyer
Stratégie d'enfermement
© Jeanne Susplugas
Le haut de mon crâne
© Jeanne Susplugas
Croquis préparatoire pour ALL THE WORLD'S A STAGE
© Jeanne Susplugas
© Phoebe Meyer
© Phoebe Meyer
© Phoebe Meyer
© Phoebe Meyer
© Phoebe Meyer
© Phoebe Meyer
© Phoebe Meyer
© Phoebe Meyer
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© Phoebe Meyer
Jeanne Susplugas
All the world’s a stage
du samedi 22 juin 2013 au dimanche 27 octobre 2013

Le tra­vail de Jeanne Susplugas « oscille entre esthé­tisme sédui­sant et mise à dis­tance cri­ti­que, entre sus­pens poé­ti­que et satire inci­sive ». L’expo­si­tion aux Moulins ras­sem­ble des pro­duc­tions sous forme de sculp­tu­res, vidéo, textes d’écrivains, ins­tal­la­tions sono­res. Point d’orgue de ce che­mi­ne­ment dans la salle voûtée : ALL THE WORLD’S A STAGE inter­roge la notion de mobi­lité par une église démon­ta­ble, remo­du­la­ble, à « empor­ter ».

Le tra­vail de Jeanne Susplugas inter­pelle les ques­tions de société, les modes de vie actuels et leurs aber­ra­tions. Le rap­port à soi, à l’autre, les modes d’échanges et leur dimen­sions intime, spi­ri­tuelle et psy­cho­lo­gi­que, sont au cœur du propos de cette expo­si­tion. Entre fas­ci­na­tion et répul­sion, fusion et rejet, entre le réel et l’intime, se joue la ques­tion de l’enfer­me­ment en soi et de l’appa­ri­tion de l’autre.

L’expo­si­tion est cons­ti­tuée de plu­sieurs œuvres, toutes spé­cia­le­ment réa­li­sées pour Le Centre d’art Le LAIT : une grande sculp­ture (Light House), variante d’une série déjà exis­tante, monu­men­tale cage de lumière, dans laquelle les visi­teurs peu­vent s’isoler, se magni­fier et se pro­je­ter dans un monde fac­tice. Une tri­lo­gie vidéo autour de gestes com­pul­sifs dont les textes ont été écrit pour l’artiste par l’écrivain fran­çais Basile Panurgias. Une pièce en céra­mi­que résul­tant d’une rési­dence à Artelineha (Containers), sous la forme de fla­cons phar­ma­ceu­ti­ques com­po­sant une phrase à lire. Une pièce en verre réa­li­sée par le col­lec­tif de maî­tres ver­riers Glassfabrik en par­te­na­riat avec le Musée / Centre d’art du Verre de Carmaux.

La pièce prin­ci­pale, point focal de l’expo­si­tion, est inti­tuée ALL THE WORLD’S A STAGE. Elle est com­po­sée de modu­les cons­ti­tuant une église démon­ta­ble, modu­la­ble selon le lieu d’expo­si­tion, ce qui n’est pas sans évoquer l’archi­tec­ture reli­gieuse d’après guerre, au moment où le mou­ve­ment et la rapi­dité ont défini la voie pri­vi­lé­giée du déve­lop­pe­ment économique et social. Selon les lieux, cette œuvre peut s’agen­cer en vil­lage, en cam­pe­ment ou en struc­ture unique...
Elle est accom­pa­gnée d’un habillage sonore, réa­lisé à partir des textes de Basile Panurgias et Marie-Gabrielle Duc.

Une der­nière œuvre (House to House), est pré­sen­tée dans la Box du centre d’art. Déjà exis­tante, elle est ins­pi­rée des mai­sons de poupée et de l’esthé­ti­que des cais­ses de trans­port, elle contient une expo­si­tion col­lec­tive iti­né­rante qui s’enri­chit d’œuvres dif­fé­ren­tes à chaque étape, par les tra­vaux d’artis­tes, sélec­tion­nés par Jeanne Susplugas.

Le titre de l’expo­si­tion All the world’s a stage est emprunté au début du mono­lo­gue de la pièce Comme il vous plaira (As You Like It) de Shakespeare récité par Jacques (acte II scène VII). Ce texte com­pare la vie à un jeu théâ­tral et réper­to­rie les sept étapes de la vie.