Décentralisation du "Printemps de Septembre à Toulouse" à l’Hôtel de Viviès.
« On y a le sentiment d’un décalage horaire. L’ Hôtel des spectres familiers tente d’introduire le fantôme d’un passé improbable par le choix des œuvres et le biais du dispositif d’exposition. Des couleurs choisies par John Armleder pour les Abattoirs de Toulouse seront aussi utilisées ici, mais pour favoriser le sentiment de troublante quiétude d’un intérieur récemment abandonné. ( …) Des travaux sur papier, qui sont comme des bulles d’imaginaire qui viendraient exploser à la surface du mur. Par exemple les iris de Patrick Neu rappellent les peintures de fleurs qu’on trouve dans toutes les maisons. Même idée avec les vues de chalet d’Amy O’Neill, qui sont comme ces souvenirs de vacances à la montagne qu’on peut voir dans les intérieurs de la middle class américaine. Ou encore les aquarelles atypiques d’Yvan Salomone qui soudain focalisent sur des trophées insolites. Sans parler des petites filles ou des adolescentes malsaines qu’épingle le pinceau cruel d’Elisabeth Llach. Ou des dessins littéralement hantés d’Alain Huck. »
Christan Bernard


